Sur la ligne de front de Nalut

Sur les hauteurs des falaises, près de Nalut, un char de la rébellion.

Sur les hauteurs des falaises, près de Nalut, un char de la rébellion.

Avec les rebelles de Nalut, dans l’ouest Libyen.

Un reportage de marc Jourfier

«Kadhafi Ralasse, Kadhafi Ralasse (Kadhafi, c’est finit, Kadjafi, c’est finit !) »

c’est en ces termes qu’un jeune rebelle d’à peine 18 ans, la peau encore marqué par l’acné et le visage entouré d’un chèche, nous résume la situation.

Nous sommes à Nalut, à une quarantaine de kilomètres de la frontière Libyenne. Cette ville berbère située sur un plateau aride et désertique du djebel Nefoussa est un point stratégique pour les rebelles de l’ouest Libyen. En effet, c’est par ici que passe tout l’approvisionnement logistique permettant de faire vivre et combattre la rébellion. Ses habitants, les amazirs, ont fuit les persécutions arabes il y a plusieurs siècles et sont venus se réfugier dans ces montagnes en espérant vivre en paix mais l’histoire les à toujours rattrapés. Une fois de plus, ils sont obligés de prendre les armes pour la liberté.

La ville est régulièrement bombardée par les forces du Colonel Kadhafi qui se trouvent un peu plus au Nord dans la vallée. Ils harcèlent les rebelles à coup de missiles assez régulièrement.

Nous entendons des détonations au loin ; « c’est Ghezaia, une ville tenue par les Kadhafistes. Ils tirent sur Wazin. Parfois, ils bombardent même le poste frontière tunisien » nous dit Yousef, un jeune rebelle qui s’occupe de la communication au média center de Nalut.

« Ils se rassemblent un peu partout est ils veulent reprendre Wazin et Nalut ; s’ils coupent cette route, nous serons asphyxié et on ne pourra pas aller tout de suite à tripoli » nous confie Keriny, un chef de guerre jovial à la moustache bien fournit.

Malgré une forte motivation, les rebelles ont l’air biens pauvres avec des chars usés repris au Kadhafistes sans munitions, se partageant deux armes pour dix et équipés de jumelles de chantier de travaux pour voir, au loin, au fond de la vallée, l’ennemi leur tirer dessus.

Cette ville est le poumon du Djebel Nefoussa. Si elle tombe, la rébellion s’essoufflera.

Marc Jourfier, le 25 Juillet 2011, Nalut.

Un rebelle observe les positions Kadhafistes au fond de la vallée
Un rebelle observe les positions Kadhafistes au fond de la vallée

Relève des combattants sur le poste avancé de Nalut

Relève des combattants sur le poste avancé de Nalut

Caché dans la montagne du Djébel Nefoussa, les observateurs de la Rébellion veillent.

Caché dans la montagne du Djébel Nefoussa, les observateurs de la Rébellion veillent.

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