L’appel de l’Iftar ou le signal clandestin du début de la libération de Tripoli.

Rebelle arborant fièrement des tatouages : "je passe mes salutations à celui qui à détruit ma vie!"

Rebelle arborant fièrement des tatouages : "je passe mes salutations à celui qui à détruit ma vie!"

« A l’annonce de l’Iftar (rupture du jeune chez les musulmans faisant le ramadan, NDLR), tous les tripolitains du quartier ont pris les armes! » Ali a 35 ans et il était avec les gens d’Alsrime, un groupe de maisons du nord-ouest de la capitale, lors du soulèvement de Tripoli le 20 Aout dernier. Depuis plus de deux générations, les Libyens sont sous le joug de Kadhafi et ils se sont organisés depuis le 17 Février pour libérer leur capitale. Il raconte que la population était armé de cocktails Molotov et de kalachnikovs ; « elle a installé des barrages sur tous les axes coupant l’intervention des  « kataîbe » », ces miliciens Kadhafistes qui ont fait régner la terreur pendant plusieurs décennies.

Fatigués par plusieurs mois de bombardement incessant de l’OTAN et par le harcèlement des rebelles, le moral des pro-kadhafistes est à zéro. « Kadhafi a fait une erreur fatale en dispersant partout ses troupes » ; résultat, de nombreux uniformes ont été abandonnés ainsi que des Toyota et beaucoup se sont enfuis. Le drapeau vert, rouge et noir de la révolution flotte maintenant dans ce quartier huppé de Tripoli. « Ça sent bon la liberté », confit Mohamed, ingénieur dans une compagnie pétrolière qui a échangé ses responsabilités pour devenir chef de quartier rebelle. « Nous avons un hôpital de campagne qui est dans une villa et on s’occupe de la logistique des combattants en eau et en nourriture ».

Une révolution organisée, coordonné et encadré. Une révolution qui a choisit comme symbole de déclenchement de sa plus importante bataille, un signe fort de la religion de musulmane, la rupture du jeune !

Marc Jourfier à Tripoli

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